Rupture de la bride vaginale

26 août 2017

L'opération

Finalement, j’ai décidé de me faire opérer une troisième fois pour rompre la bride vaginale qui me faisait tant mal. Autant le faire pendant les vacances d’été ça m’évitait de poser un arrêt de travail. 

Même si comme d’habitude, la chirurgienne et l’anesthésiste ont été rassurantes lors des consultations pré-opératoires, j’ai quand même beaucoup stressé. Il s’agissait d’une opération en ambulatoire. Je suis arrivée à 6h45 au CHRU de Lille, hôpital Jeanne de Flandre. On m’a amenée dans une toute petite chambre, on m’a demandé de mettre la fameuse blouse, les chaussons et la charlotte et d’attendre qu’on vienne me chercher vers 8h30. En attendant je pouvais me reposer. Plus facile à dire qu’à faire. J’ai tricoté un peu. Et puis l’infirmière m’a conduite au bloc. L’anesthésiste – c’était le même qu’en novembre – plaisantait, j’essayais d’être la plus détendue possible mais je ne suis pas sûre d’y être arrivée. On a parlé un peu de mon futur job, de mon chat et puis ils m’ont endormie. 

A 10h j’étais en salle de réveil. Cette fois je me souviens y être passée et m’y être réveillée. Séance d’oxygénothérapie et strictement aucune douleur. Juste une légère sensation désagréable à l’entrée du vagin, je verrais plus tard que j’étais irritée comme après chaque rapport ou chaque pose de spéculum… à croire que cet endroit est le seul de mon corps à ne pas être hyperlaxe, parce qu’à chaque fois, je suis à la limite de la déchirure.

A 11h30 j’étais dans ma petite chambre. J’y ai mangé, fait une sieste – l’anesthésie faisant encore effet je pense, et toujours aucune douleur. Je pouvais me lever, marcher, me rhabiller, m’asseoir en tailleur, uriner sans aucun problème. Autorisation de sortie donnée à 16h avec pour consignes de ne pas prendre de bain et de ne pas avoir de rapports pendant 3 semaines. Aucune consultation post-opératoire n’était nécessaire, sauf si bien sûr j’en souhaitais une. Je devais juste prendre contact avec ma gynéco de ville pour le suivi normal. 

Seul gros bémol : le repas. Etant intolérante au gluten et supportant très mal le lait de vache, je l’ai précisé dès mon arrivée à l’infirmière qui a prévenu les cuisines pour le repas du midi. Et pour ledit repas j’ai eu un sandwich industriel pré-emballé, une crème dessert au caramel et une pomme. A l’exception de cette dernière, je trouve

- d’une part choquant que les cuisines n’aient pas respecté les consignes médicales (l’infirmière a rappelé et en cuisine, ils ne voulaient rien entendre, c’était ça et rien d’autre. L’hôpital me donnait donc le choix de m’empoisonner ou de ne pas me nourrir),

- d’autre part abusé de facturer ce type de repas à la sécurité sociale. Je suppose qu’il est facturé au même montant que les repas de personnes hospitalisées et honnêtement, tant niveau quantité que qualité il y a un écart énorme entre les deux services (et pourtant ce sont les mêmes cuisines). 

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2 Réponses à “Rupture de la bride vaginale”

  1. Ludivine Dit :

    Merci pour ton témoignage sur ton parcours difficile, je m’apprête à vivre la même chose à peu pres au même hôpital , tu peux m’envoyer un mail si ca te dit pour qu’on échange plus amplement .
    Merci

    Répondre

    • Oxybul Dit :

      Ce n’est pas toujours évident de savoir mettre les mots sur ce qu’on vit mais pour moi c’est important. Et ça m’a aidée. Je te souhaite beaucoup de courage et de patience. Je vois ton message très très tard mais j’espère que ça se passe bien pour toi et que maintenant tu ressens les bénéfices de l’opération.

      Répondre

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