Vertèbre cassée pendant une opération ?

1 avril 2017

Suites opératoires

Depuis l’opération de la remise en continuité, à côté de tout ce qui s’est passé et dont j’ai déjà parlé sur le blog, il y a les douleurs dorsales. Alors vous me direz peut-être que j’avais mal au dos avant, à cause du syndrome d’Ehlers Danlos. Certes, j’ai très régulièrement mal au dos mais là, il s’agissait de douleurs différentes et localisées à des endroits différents de d’habitude. 

Quand j’étais à l’hôpital, j’ai vite senti une douleur au centre du dos. Je ne me suis pas particulièrement inquiétée d’une part parce que j’avais bien plus mal ailleurs et d’autre part parce que comme je ne bougeais pas beaucoup et que j’avais la ceinture de contention qui me bloquait un peu dans mes mouvements, je me disais que c’était probablement une conséquence logique. J’ai juste mis des patchs de Versatis (qui diffusent de la lidocaïne pendant 12 heures) et l’Acupan et le Skenan aidaient aussi à rendre les douleurs supportables. 

Les douleurs dorsales ont persisté à ma sortie : j’avais mal assise dans le canapé, assise dans la voiture ou le bus, dans certaines positions couchées… Mais comme à l’hôpital, l’Acupan, le Skenan et les patchs de Versatis atténuaient la douleur. 

Puis j’ai arrêté le Skenan, l’Acupan. En retournant chez le kiné, je me disais que les massages allaient faire passer les tensions et me soulager. C’est ce que ça me faisait à chaque fois. Même si parfois, le soulagement n’était que de quelques heures, c’était toujours ça et on recommençait le massage le lendemain. Mais là, il n’y avait pas d’amélioration. Pire, le massage était douloureux du début à la fin : rien que l’effleurement de ma colonne vertébrale me faisait mal, le massage n’anesthésiait pas autour des vertèbres alors qu’il le faisait sur les flancs et les hanches… 

J’ai alors demandé à mon médecin si on ne pouvait pas faire une radio. Peut-être y avait-il quelque chose… En rigolant un peu, mon médecin me dit :

« Si ça se trouve, à l’hôpital, quand ils t’ont déplacé de la table d’opération à ton lit de chambre dans la salle de réveil, ils y sont allés un peu fort et tu as un tassement des vertèbres. J’ai justement un patient qui n’avait pas mal au dos avant son hospitalisation et qui a mal depuis. Avec ta chance… »

C’était en rigolant, moi je me disais qu’effectivement, à mon réveil et quelques jours après l’opération j’avais eu très mal à l’épaule – comme à la première opération de novembre – et que c’était lié au déplacement table d’opération – lit (dixit la kiné à la clinique Jeanne de Flandres), de là à avoir quelque chose de plus grave… 

J’ai fait la radio lundi matin. Le radiologue n’a pas jugé nécessaire de m’expliquer les clichés, j’ai juste récupéré mon petit cahier de photos et le compte-rendu à l’accueil et je suis partie. Je ne me suis donc pas inquiétée. A l’arrêt de bus, j’ai lu le compte-rendu : 

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J’ai relevé de suite la raideur et le problème de L4 à S1. Mais sur les clichés, ce qui m’a sauté aux yeux ce sont les bulles d’air que j’avais dans le côlon ascendant, descendant et au niveau bas du rectum (des sortes de tâches noires) et surtout la drôle de petite forme dans mon bassin. Avec la localisation j’ai tout de suite pensé aux sutures de la résection digestive mais évidemment, j’ai trouvé ça plus drôle de dire que Bartok, la chauve-souris qui se trouvait dans mon ventre et qui provoquait toutes mes douleurs, avait volé la gourmette de la chirurgienne pour se venger du dérangement de la longue opération de novembre. On dédramatise comme on peut… 

Voilà à quoi ressemble ma « gourmette de côlon » :

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Je ne me suis pas plus inquiétée que ça. Le mercredi suivant, j’ai montré les radios à mon kiné, je lui parle de ce drôle de petit bijou et là il me dit :

« Ok, mais bon, y a quand même autre chose à voir sur tes clichés. T’as pas remarqué que tu avais une vertèbre cassée ? » 

QUOI ??? UNE VERTÈBRE CASSÉE ????

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Et là le doute s’installe et fait rapidement place à une certitude.

Je ne suis pas tombée.

Je n’ai pas été heurtée – volontairement ou involontairement – par une voiture.

Je n’ai pas été battue.

Je n’ai pas joué au rugby.

Je n’ai pas repris le sport (donc on ne peut pas dire que la marche rapide ou la course ait pu provoquer des chocs sur ma colonne qui auraient eu pour conséquences de casser une vertèbre).

Ces douleurs vertébrales je les avais depuis l’opération. 

Pour moi il n’y a donc que pendant ce temps où j’ai été anesthésiée qu’un choc a été possible. 

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