Suites opératoires #2 : l’infection urinaire

3 février 2017

Suites opératoires

Les trois premiers jours qui ont suivi l’opération, j’ai été sondée à demeure. Pour être plus claire, c’est la manière « médicale » de dire qu’on vous pose une sonde urinaire pendant l’opération, que vous gardez H24 les jours suivants. Vous avez donc un tube qui va de votre vessie, sort par votre entre-jambes et est relié à une poche dans laquelle s’écoule votre urine. Pas très glamour. Pourquoi fait-on cela ? On m’a dit que c’était pour 2 raisons :

1) Comme il y avait eu une lourde intervention chirurgicale à proximité de la vessie, pour limiter les mouvements dans la zone opérée, et ainsi les douleurs, la sonde ferait le travail quelques temps, ce qui permettrait aux lésions de mieux cicatriser dès le départ.

2) J’étais sous morphine par perfusion et la morphine met l’organisme au ralenti : ça constipe et ça provoque de la rétention urinaire. Il faut bien sûr éviter que les urines restent trop longtemps dans la vessie pour éviter les infections urinaires donc, la sonde permet aux urines de s’écouler hors du corps malgré la morphine. 

A J+2, les infirmières m’ont retiré la sonde à demeure. Ca m’a fait un peu mal même si j’avais eu une injection de morphine peu de temps avant. Problème : je ne ressentais pas l’envie d’uriner et même en allant m’asseoir sur les toilettes et en appuyant un peu sur mon ventre, rien ne sortait, aucune miction. Ensuite, dans la journée, des petites mictions mais rien d’extraordinaire. On m’a fait une sorte d’échographie vésicale pour voir la quantité d’urines qu’il y avait dans ma vessie et comme elle était quasi pleine, on m’a demandé de retourner aux toilettes immédiatement pour essayer d’uriner à nouveau mais comme rien ne sortait, on m’a sondée. Ce sont les infirmières qui l’ont fait. C’est désagréable mais pas particulièrement douloureux : elles introduisent un petit tube dans l’urètre et l’urine coule toute seule en dehors. Puis, l’infirmière retire le tube. A chaque fois que j’allais aux toilettes, on mesurait la quantité d’urines que j’avais réussi à évacuer et on me faisait une écho pour voir ce qu’il restait dans la vessie. Et à chaque fois, on m’a sondée…

A J+3, la chirurgienne a essayé de me rassurer, en me disant que ça pouvait prendre du temps. Mais j’ai eu une douleur dans le dos, au niveau des reins. Tout au long de la journée, on m’a sondée ponctuellement, parce que je n’arrivais jamais à évacuer les urines. Et puis j’ai commencé à avoir une douleur assez forte dans le bas du dos, au point de ne pas savoir me redresser. J’en ai reparlé à la chirurgienne le soir quand elle est passée me voir. Elle a alors demandé à ce qu’on fasse une analyse d’urines. J’en ai pleuré. Je me sentais un peu « nulle » de ne pas être capable d’uriner. Ca me semblait être quelque chose de si simple, à laquelle on ne pense pas vraiment : on va s’asseoir sur le toilette et puis on urine. C’est instinctif, et là, il n’y avait plus rien d’instinctif, et en plus je dépendais complètement des infirmières et des sondages.

En attendant les résultats de l’analyse et comme mes mictions n’avaient pas repris dans la nuit, au cinquième jour (donc à J+4 par rapport à l’opération), la chirurgienne a demandé à ce que je sois à nouveau sondée à demeure (donc le tube qui reste tout le temps, H24, dans l’urètre) et elle m’a placée sous antibiotiques à large spectre pendant 7 jours pour éliminer linfection urinaire causée par la bactérie E-coli (une bactérie qui se trouve normalement dans les intestins et qui avait dû être transportée vers la vessie pendant l’opération). J’ai été sondée 48 heures de plus donc, jusqu’au dimanche matin. 

La douleur dans les reins et la chaleur dans le bas du dos a disparu. Le retrait de la sonde à J+6 m’a fait plus mal que la première fois. Déjà j’ai énormément senti le dégonflement du petit ballonnet dans ma vessie, comme un pincement bref à l’intérieur, et puis le retrait du tube m’a fait mal. Heureusement ça ne dure pas longtemps. Les infirmières ont dit que c’était probablement parce que je devais être irritée à force d’avoir eu la sonde à l’intérieur de moi.

Mais les mictions n’ont pas été plus abondantes. Pourtant je buvais beaucoup, mais j’avais l’impression que tout le liquide allait dans la poche de stomie, pas dans ma vessie. Et aux échos, ma vessie n’était jamais vide alors tout le dimanche, on m’a sondée ponctuellement. Ca commençait à me faire mal.  

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